Sur ma Route

Se Déconnecter pour mieux Connecter

Cet article va, une fois de plus, traiter d’un équilibre difficile à trouver …

Ce n’est pas faute de l’avoir lu, relu ou même de l’avoir ressenti. Le smartphone est une des plus grandes révolutions. Il nous connecte au monde. Mais c’est aussi un grand fléau pour les relations humaines. C’est grâce à votre smartphone que vous me lisez aujourd’hui. C’est grâce à eux que nous échangeons sur beaucoup d’idées, que nous découvrons des talents, de nouvelles passions, des inspirations… Ils permettent à des proches de conserver des liens réguliers même séparés de milliers de kilomètres… Ce fut des moments magiques pour mon grand-père de pouvoir me voir et me parler lorsque j’étais en Asie, étant plus jeune. Je me rappellerai toujours du bonheur sur son visage. Ce fut aussi très important pour permettre à ma fille, lors de ses deux premières années, de créer un lien avec ses grands-parents alors que nous habitions aux Etats-Unis.

C’est, malheureusement, aussi à travers mon smartphone que je j’ai pu très facilement me perdre. J’ai réalisé, il y a peut-être 6 mois déjà, à quel point cela était chronophage. Combien cela pouvait m’éloigner du moment présent ; A consulter les réseaux sociaux pour avoir des nouvelles de gens dont j’avais pu croiser la route et que je ne reverrais peut-être jamais. C’était sympathique de savoir ce qu’ils pouvaient devenir de temps en temps. Mais passer du temps, chaque jour, à scruter avec curiosité leur « mur ». Et parfois même avec cette malsaine envie de me comparer au lieu de simplement vivre ma vie … Etait-ce vraiment un bon usage de ces minutes, voire ces heures précieuses ?

J’ai décidé de me détacher peu à peu.

Je me suis, alors, dit qu’il valait mieux que je me connecte réellement aux gens autour de moi ou justement provoquer plus de rencontre avec les gens qui comptent. Plutôt que de laisser filer un temps précieux, les yeux rivés sur mon téléphone. Je me souviens, 3 ans en arrière, de certaines soirées passées assise, côte à côte avec mon mari, chacun l’esprit absorbé par son téléphone à communiquer avec le monde entier … mais pas réellement présent l’un à l’autre.

J’ai décidé de me détacher peu à peu ; pendant les vacances, le soir et le weekend, quand je suis avec mon cher et tendre et ma puce. Je le mets hors de ma vue. Grande première étape. Depuis plusieurs mois, je me suis, ainsi,  grandement détachée de Facebook. Je ne partage plus que via la page du blog et mon attention ne s’attarde que sur les petits articles positifs de développement personnel, bienêtre ou les jolies choses. Pour le moment, je n’ai absolument pas l’impression que cela m’ait rendue asociale… bien au contraire. Je réserve mon temps à garder contact avec les amis proches qui constituent ma base et je m’ouvre aux nouvelles rencontres.

J’immortalise le moment dans mon corps et, ensuite, je l’immortalise avec une photo.

Je n’ai pas encore parlé de mon besoin compulsif de prendre une photo ou une vidéo à chaque moment unique passé. J’aimais avoir des souvenirs de ces moments et les partager… Mais, à quoi bon, si je ne prends pas le temps, en premier lieu, de le vivre et de le ressentir à travers mes propres yeux et non pas à travers mon objectif ? L’ancrage n’est-il pas plus important qu’une photo que je ne regarderais peut-être plus jamais ? J’ai donc décidé de m’imprégner du moment. des odeurs, des sons, des sensations… J’immortalise d’abord le moment en l’ancrant dans mon corps, et seulement ensuite, je l’immortalise avec une photo ou une vidéo. Je garde aussi beaucoup de moments pour moi, pour nous. Je les partage beaucoup moins. Ou uniquement au cercle très proche de temps en temps. Car finalement… Je n’ai rien à prouver.  Je n’ai pas besoin d’une vitrine pour me sentir accomplie.

J’ai la ferme intention de continuer ma croisade et continuer à me réserver des temps sans mon smartphone afin de me reconnecter à ce qui se passe réellement autour de moi. Se déconnecter pour mieux connecter …

Et vous qu'en pensez vous ?