Boîte à Outils

Mon Carnet du Positif

Cela m’aide, très souvent, à voir le verre à moitié plein.

Un de mes livres, Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une , m’a apporté de nombreux outils que je vous délivrerai petit à petit. Celui que j’utilise le plus est mon Carnet du positif. Il s’agit d’un joli petit cahier, que j’ai choisi très soigneusement et dans lequel, le plus souvent possible, j’inscris mes petites et grandes satisfactions et mes petits et grands moments de joie. Comme vous avez pu vous en douter, il m’a aussi inspiré le nom de ce blog.

L’idéal serait de faire ça chaque soir afin de me focaliser l’esprit sur tous les aspects positifs de ma journée au lieu de ruminer mes frustrations, mes erreurs, mes coups de fatigue… J’avoue que, pour le moment, je ne m’y attèle que tous les deux ou trois jours. Dans tous les cas, cela m’aide, à chaque fois, à ne pas oublier de voir le verre à moitié plein, de réaliser la chance que j’ai et de ne pas tout prendre pour acquis.

Un exemple pratique ?

Vous voulez un exemple frais ? Samedi après-midi, j’étais seule avec ma puce de 3 ans. Allez savoir pourquoi, c’est l’après-midi où elle décide qu’elle est prête à essayer son petit vélo. Oui oui, celui qui prenait la poussière contre le mur depuis le mois de juin et qu’elle ignorait. Je suis tout excitée. Enfin !!!! Elle veut que je lui montre l’exemple avec le miens. Pour la visualisation de la scène, je précise que ma fille a une draisienne (ces vélos sans pédales) et son casque sur la tête. Me voilà donc partie avec mon vélo et mon casque à avancer en poussant avec mes pieds sur le sol. Je sens le sourire sur vos lèvres en lisant cela. Mais j’étais très fière à ce moment-là. Si si…

Nous partons donc sur la piste cyclable et je ne réfléchis pas à la distance parcourue. Bien sûr elle décide qu’elle en a marre et descend du vélo. Résultat, je dois la motiver pour rentrer à la maison en poussant mon vélo et le sien. Soudainement, pour jouer, elle part en courant un peu trop proche de la route à mon goût surtout sachant qu’une voiture arrive en face. Je lui dis de s’arrêter, elle rit de plus belle et ne m’écoute pas. Mon sang ne fait qu’un tour, une vague me saisit. Un mélange de peur, de rage… Je l’attrape et me mets très fortement en colère. Le chemin du retour fut très dur pour toutes les deux. Une boule au ventre de ma part, de colère envers ma fille mais finalement envers moi même.

Nous nous focalisons sur ce que nous n’avons pas et nous en oublions de VOIR vraiment ce que nous avons.

Je m’en veux alors de ne pas avoir anticipé, de m’être énervée trop fortement sur elle alors qu’elle n’avait pas compris le danger… Le soir je n’arrivais plus à me souvenir de l’heure magique qui précédait cet évènement. Ma petite puce sur son vélo, aux anges… C’est seulement en me motivant à écrire sur mon carnet ce soir-là que je me suis autorisée à lâcher prise et à me focaliser sur le positif. Et ça m’a fait énormément de bien.

Nous avons souvent tendance à voir l’herbe plus verte ailleurs, à voir la petite bête partout et à nous focaliser sur ce qui nous manque, sur ce qui n’est pas parfait, sur oh combien cette journée a été difficile… Nous remarquons ce que nous n’avons pas et nous en oublions de VOIR vraiment ce que nous avons. Ce que nous pourrions perdre.

Ce carnet me permet de marquer d’une pierre blanche les journées exceptionnelles mais aussi ces petites journées normales ponctuées de petits plaisirs. Pour les journées plus difficiles, il me permet de rentrer dans un cercle vertueux en me refocalisant sur les choses positives. Peut-être est-ce justement un énorme point positif que d’avoir surmonté l’épreuve que m’avait reservée la journée. Peut-être est-ce ce que j’en ai appris…

Alors à vos carnets mesdames et messieurs !

Et vous qu'en pensez vous ?