Sur ma Route

Chère Nature, Tu es Ma Meilleure Thérapie.

Je n’avais pas du tout conscience de passer à côté d’une chose essentielle.

J’avais des tonnes d’idées pour l’article de cette semaine mais celles-ci attendront… Car c’est un cri que je veux pousser aujourd’hui… Un énorme MERCI du fond du cœur à la Nature, car elle est ma plus grande thérapie…

Je m’explique. En Décembre 2016, mon mari, ma petite fille et moi rentrions de 4 années d’expatriations au Texas. Quatre années de chaleurs intenses avec une quasi-impossibilité de faire quoi que ce soit en extérieur la majorité de l’année. Durant cette période, nos week-ends se sont très rapidement résumés en après-midis shopping dans des centres commerciaux surclimatisés à faire jouer notre pouvoir de consommation… Seul moyen, pour moi, à ce moment là, de me sentir exister et de combler les vides.

J’ouvre ici une parenthèse. Je tiens à préciser que j’ai beaucoup appris de cette expatriation. Ce n’est pas que du négatif sur ma route. Au contraire, elle m’a aussi fait quelques cadeaux très précieux. Mais cette histoire-là sera pour une autre fois … Et je referme ma parenthèse.

De plus, avant notre aventure américaine, nous avions passé nos premières années de jeunes travailleurs dans la grisaille et le rythme métro-boulot-dodo parisien. Bref… on peut dire que je n’avais aucune connexion profonde avec la nature. Je n’avais pas du tout conscience de passer à côté d’une chose essentielle. Et ce jusqu’à une bonne claque en plein visage.

Jour après jour, j’ai commencé à ressentir un bien être m’envahir.

Un 22 Décembre 2016 à 21h, nuit noire, dans une petite ville de 1600 habitants aux pieds des Monts du Jura. Mon mari gare la voiture devant ce qui sera notre nouvelle maison. Et là, angoisse… Nous sommes à la campppaaaagnnneee. Il y a des vaches à l’arrière de mon jardin et aucune lumière pour éclairer notre impasse… Je vais peut-être me retrouver seule et isolée ici avec ma fille. Il m’a bien fallu les vacances de Noël pour chasser cette angoisse d’isolement. J’ai réussi, heureusement, à lâcher prise.

J’ai commencé, jour après jour, à ouvrir les yeux. A voir combien les gens étaient solidaires et bienveillants. D’où ces gens-là pouvaient-ils puiser ce bienêtre ? Une source magique d’eau potable dans la région ? J’ai réalisé, petit à petit, que je n’avais plus besoin d’aller faire les magasins ou de m’offrir de nouvelles choses pour me sentir exister. Bon attention… j’aime toujours me faire des petits cadeaux de temps en temps mais aujourd’hui, je le fais par plaisir et non par besoin ou pour combler un vide. Et surtout, surtout, jour après jour, j’ai commencé à ressentir, moi aussi, ce fameux bienêtre m’envahir. Chaque matin, je commençais à regarder autour de moi en réalisant la chance que j’avais.

Par ce texte je veux donc dire Merci à cette Nature qui nous entoure.

Mon cher et tendre, la puce et moi avons commencé à éprouver du plaisir à simplement nous promener, à réellement regarder, à sentir, à toucher, à écouter… Ma fille a été bien sûr la première à rayonner au milieu de ce nouvel environnement bien plus sain. Puis mon mari, parisien pure souche, ayant pourtant la Seine coulant dans les veines, est rentré de l’un de ces déplacements un beau jour en me disant qu’il s’était senti agressé par l’environnement citadin. Qu’il n’envisagerait pour rien au monde de retourner vivre en ville pour le moment. Là, j’ai su que nous étions tous les deux touchés par la même prise de conscience…

Nos promenades en forêt sont devenues notre nouvelle tradition du weekend. Qu’il pleuve, qu’il fasse soleil… toujours le même plaisir. Entre bataille de feuilles mortes, petites constructions créatives avec ce que nous trouvons sur notre chemin, être assis à prendre des grandes bouffées d’air frais sans rien dire, pique-niques… Si simple et pourtant si magique… Sans parler de mes séances de méditation dans un tel cadre…

Par ce texte je veux donc dire Merci à cette Nature qui m’ entoure. Merci de m’apporter un tel bien-être. Merci de me permettre de me ressourcer. Même après des semaines éprouvantes au boulot et à la maison. Après toute une journée en apnée focalisée sur le  » Faire « . Tu nous accueilles,  parfois quelques minutes, parfois quelques heures pour nous permettre de simplement « Etre ».  Merci d’avoir aussi contaminé ma fille et mon mari. Aujourd’hui plus que jamais, nous prenons conscience de l’importance de prendre soin de toi et de te respecter.

A tous ceux qui liront cet article. Ne négligez pas les bienfaits de la nature. Même si vous êtes le plus grands des citadins, elle aura toujours beaucoup à vous apporter. Commencez au moins par quelques plantes vertes à la maison …

Et vous qu'en pensez vous ?