Sur ma Route

Le Perchoir : Lorsque le Projet de l’Autre Compte Autant que Notre Propre Projet

Je n’ai pas besoin du soutien inconditionnel de mes parents pour croire en mon projet.

« Maman, j’ai commencé à écrire un livre. Ah très bien ma fille ! J’espère que tu fais attention à l’orthographe… ». Voilà ce qui est ressorti ma conversation d’hier soir, sur l’avancée de mon projet, avec mes parents. Par le passé, cette réponse m’aurait profondément affectée. Mais hier, j’ai simplement pris cela avec le sourire, en me disant que mes parents n’étaient pas encore prêts à me soutenir sur ce genre de sujet.

Et ce n’est pas grave. Car, en y réfléchissant bien, je suis celle qui a travaillé sur elle lors de ces 2 dernières années et non eux. Je ne peux donc pas attendre d’eux qu’ils réagissent différemment de ce qu’ils ont toujours fait. En revanche, je suis celle qui peut prendre les choses différemment, aujourd’hui. Et finalement, je me rends compte que je n’ai pas besoin du soutien inconditionnel de mes parents pour croire à mon projet. Je vais essayer, ici, de vous en expliquer la raison.

Cet intérêt et cette admiration sont plus forts que des mots doux.

Premièrement, plus j’écris et plus les mots coulent naturellement sous mes doigts. Je sens que le sujet me passionne, que j’ai beaucoup à apporter de mon expérience personnelle et de ce que j’ai appris en partageant avec les autres. C’est une évidence. Et faute d’orthographe ou non, je sais, au plus profond de moi, que c’est ce que je dois faire.

Ensuite, j’ai un énorme soutien de mon homme, de ma belle-famille et de mon meilleur ami. Et cela me booste pour aller encore plus loin. Le soir, avant de nous endormir, nous échangeons beaucoup avec ma moitié. Il me partage ses idées et nous en discutons parfois pendant une heure. Cet échange et cette implication me touchent énormément. Je n’en ai pas besoin mais c’est, tout simplement, la magnifique cerise sur le gâteau. Je sens qu’il est fier de mon implication et qu’il sera là pour me soutenir quand les obstacles seront là. A mes yeux, cet intérêt et cette admiration sont plus forts que des mots doux.

C’est aussi tout mon être qui était déçu avec lui.

Et je me rends compte, aujourd’hui, que c’est aussi grandement réciproque. Je vous avais fait part du projet de mon homme de pouvoir courir un Iron Man. Voilà 9 mois qu’il s’est entraîné très dur pour cela. Ma puce et moi sommes très fières de lui, de son assiduité, des progrès qu’il a faits, du marathon de Paris qu’il a accompli avec brio… Le week-end dernier était le jour J. Nous étions là à chaque seconde de préparation. Nous étions là le matin pour l’accompagner et l’après-midi pour l’encourager… malheureusement il s’est blessé.

Il n’a pas pu finir. Et quand c’est en pleur d’épuisement et de déception que nous l’avons retrouvé, c’est aussi tout mon être qui était déçu avec lui. Mais c’est aussi tout mon être qui était là pour l’aider à se relever les heures et les jours qui ont suivi. Et nous avons réservé ensemble le prochain Iron Man dans 3 mois. Je serai là pour le soutenir à nouveau dans son entraînement et je serai aussi là lorsque cette fois – ci il franchira la ligne d’arrivée.

Ce projet n’est initialement pas le miens et pourtant il me tient autant à cœur…

C’est drôle, en y repensant, car j’avais lu, il y a presque 1 an de cela, « Vouloir toucher les étoiles » de Mike Horn. Il y décrivait à quel point sa femme le soutenait dans ses projets fous. Combien elle l’aidait dans l’organisation, la logistique, le support moral… A ce moment de ma vie, je n’ai pas compris. Compris comment elle pouvait le laisser partir, comment elle pouvait accepter ce que je jugeais alors d’égoïsme que de partir si longtemps et de se mettre en danger…Mais aujourd’hui je commence à comprendre, à mon niveau bien sûr. Ce projet n’est initialement pas le miens et pourtant il me tient autant à cœur… Et je trouve ce sentiment tout simplement magnifique et aussi fort que ma propre satisfaction d’avoir écrit, les premières lignes de ce blog

N’est-ce pas finalement la recette d’un couple équilibré ? Un abri chaud, apaisant et encourageant où l’on peut se réfugier entre deux chalenges ou accomplissements personnels ? Nous serions alors protégés sur un perchoir et non pas derrière les barreaux d’une cage… A vous d’y réfléchir !

Et vous qu'en pensez vous ?