Sur ma Route

Equilibre et Résonance – Ralentir pour Mieux Avancer.

Ce genre de discussions ouvertes n’est pas courant

Cet après-midi j’avais une discussion ouverte avec mon chef pour lequel j’ai un profond respect et beaucoup d’admiration. Son accessibilité me permet d’avoir des conversations à cœur ouvert, régulièrement, avec lui. Un exemple ? Je lui ai fait part, il y a quelque temps, du virage dans mes priorités de vie et des raisons qui m’avaient poussée à en arriver là. Ce genre de discussions ouvertes n’est pas courant et pourtant, il évite tellement de malentendus ou de grandes déceptions. Il permet aussi de mieux comprendre l’autre, sa façon de fonctionner et ses aspirations réelles. Si vous vous souvenez des principes toltèques visant à  » ne pas faire de supposition », nous sommes en plein dedans…

Toutes ces règlementations, toutes ses lois empêchent nos responsables hiérarchiques de nous poser les « vraies questions ». Il est, par exemple, formellement interdit dans de bons nombres de pays de parler de l’âge de la retraite ou de l’éventuelle aspiration à avoir des enfants. On évite de parler de troubles personnels et pourtant la vie est loin d’être un long fleuve tranquile… Ces aléas peuvent absolument chambouler nos performances ou notre disponibilité à court ou moyen terme. Dans certains cas, oser aborder ces sujets permettrait de mieux s’organiser, de lever des craintes et des frustrations… Cela permettrait aussi de ne pas s’attendre à des aspirations démentielles professionnelles si les priorités ou les circonstances ne sont pas en phase.

Je suis au niveau où les relations restent encore plus humaines que politiques.

La transparence est clé. Et, si on a la chance, comme c’est mon cas, d’avoir un manager attentif, il ne faut absolument pas avoir peur de partager ouvertement avec celui-ci. C’est donc ce que j’ai fait, il y a deux mois de cela. ‘ai clairement fait part de mon grand plaisir d’être au poste que j’ai actuellement. D’être dans l’équipe avec laquelle je suis. Puis j’ai pris mon courage à deux mains et j’ai lâché prise. J’ai, clairement, fait part de ma décision et de ma volonté de ne pas aspirer à monter plus haut. Je suis, à mes yeux, arrivée au niveau d’équilibre entre chalenge personnel et équilibre de vie. Je suis au niveau où les relations restent encore plus humaines que politiques. Et, vous l’avez bien compris depuis que vous me lisez, l’humain, l’échange et la transmission sont ce qui a pris une importance capitale à mes yeux.

Maintenant que la toile des circonstances est dépeinte, je reviens, au début de mon histoire. Cet après-midi, j’échangeais donc, une fois de plus avec mon chef et lui ai demandé ce qu’avait pensé son propre responsable de mon changement d’objectifs. Et voici sa réponse : Nous voyons clairement que tu es très heureuse et épanouie dans ta mission (Rassurée jusque là…). Et c’est parfait pour l’équipe. Mais nous avons bien senti un changement d’objectif car tu ne « pousses » plus autant qu’avant (Perdue à cet instant précis…).

La question est alors de me demander ce qui est le plus important : m’écouter moi ou me calquer aux attentes des autres afin de ne pas les décevoir…

Ce commentaire m’interroge. Cela veut-il dire que j’aurais perdu ma passion, mon dynamisme et mon esprit enthousiaste ? Que je ne vibre plus ? Ou cela veut-il dire, que j’ai, simplement, levé la tête du guidon et que je ne fonce pas pour foncer ou pour satisfaite mon ego mais que j’engage mon cœur et mon énergie lorsque cela en vaut vraiment la peine ? Pourquoi d’ailleurs suis-je autant perturbée ? Est-ce parce que potentiellement, je déçois les attentes que l’on avait mises sur moi ? Que potentiellement je ne suis plus la première de classe que l’on fait briller ? Que je ne suis plus « la petite fille parfaite » ?

5 ans au paravent mon travail était ce qui me définissait, ce qui me donnait de l’importance et ma principale source d’épanouissement… mais aussi ma principale source de frustrations, de stress et de fatigue et d’un sentiment de me déconnecter de moi-même et de mes valeurs profondes à petit feu. Avoir ma puce, me prendre mon couple en pleine face et approcher dangereusement le burnout m’ont fait ralentir. Redéfinir mes valeurs, mes priorités et mes convictions m’ont permis de modifier cet épanouissement professionnel afin de délaisser mes frustrations nocives, mes forts pics de stress et de fatigue. Ces choix m’ont changée fondamentalement, bien évidement, et cela commence à se percevoir au-delà de mon cercle proche. La question est alors de me demander ce qui est le plus important : m’écouter moi ou me calquer aux attentes des autres afin de ne pas les décevoir…

Et si toutes les réponses ou du moins de nombreux éléments de réponse à toutes ces questions se trouvaient dans ces articles que je rédige ? Et si la réponse était aussi simple que ces deux mots :  équilibre et résonnance.

Et vous qu'en pensez vous ?