Sources d'Inspiration

De l’Intérieur … : Et si Tout ne Venait pas Uniquement de notre Environnement ?

Nous cherchons, très souvent, la source de notre mal être ou de nos frustrations à l’extérieur.

Hier, j’interviewais Can, un de mes collègues Chinois, pour mon projet personnel. J’ai beaucoup aimé ce moment de confidence où il s’est livré à moi sur sa vie, sur ses convictions, ses aspirations et ses sources de satisfaction. C’est toujours magique que de pouvoir me plonger et comprendre cette culture qui est si différente de la nôtre. Il m’a dit beaucoup de choses inspirantes. Je voudrais faire de l’une d’entre elles ma source d’inspiration pour cet article.

Je lui ai demandé de quel changement il aurait besoin, aujourd’hui, pour se sentir encore plus épanoui dans son travail. Il m’a alors répondu, que sa plus grande marge d’amélioration était, en fait, sur lui-même. Parce qu’au fond, nous cherchons, très souvent, la source de nos frustrations à l’extérieur alors qu’elle se trouve, de nombreuses fois, à l’intérieur. Ce qu’il m’a dit lors de cette discussion m’a fait énormément réfléchir. Et le fait de ne pas chercher les réponses systématiquement à l’extérieur mais d’aussi regarder à l’intérieur a résonné absolument en moi. Cela résumait, finalement, mes plus grands combats de ces dernières années. J’aurais tellement d’exemples à vous donner …

Cette colère redirigée vers l’extérieur, je la ressentais bien trop régulièrement moi aussi.

Commençons par mon caractère bien trempé que je dois tenir de mon papa… Et si je commençais d’ailleurs, ici, par un exemple très concret de son côté. Nous sommes toujours plus lucide sur les autres que sur soit même… hum… bref… Mon papa débarrasse la vaisselle. Il fait tomber une assiette qui éclate par terre. Bien sûr ça l’agace énormément. Et plutôt que de se dire qu’il n’a pas fait attention et qu’il devra, éventuellement, moins se charger la prochaine fois, il dit très sérieusement  » mais quel idée d’avoir du carrelage dans cette cuisine aussi… ». Sans commentaire…

Cette colère redirigée vers l’extérieur, je la ressentais bien trop régulièrement moi aussi. Lorsque j’avais peur d’une situation, que je ne la maitrisais pas, il m’était tellement plus facile de m’en prendre à ceux qui m’entouraient en trouvant n’importe quelle raison pour les blâmer. Malheureusement, mon homme en a, bien trop souvent, fait les frais. Lors de ma première année en tant que mère, je ne me sentais pas épanouie. Très souvent, je sentais une énorme injustice au fond de moi et je reprochais à mon mari d’être trop exigeant, de ne pas s’occuper de moi… bref d’être la source de mon mal être. C’était tellement plus simple de chercher des causes à l’extérieur plutôt qu’a l’intérieur.

Verre à moitié plein contre verre à moitié vide…

Cela a aussi été vrai lorsque mon couple a rencontré des difficultés. A tour de rôle, nous nous sommes tout d’abord reproché l’un l’autre notre mal être, notre ennui, notre fatigue, notre étouffement, notre manque d’épanouissement. Jusqu’à ce que nous nous rendions compte, seuls face à nous même, que tous ces sentiments nous suivaient où que nous soyons… Qu’ils ne venaient pas de l’extérieur, qu’ils venaient de l’intérieur. De nos choix, de notre optimisme, du filtre que nous nous mettions devant les yeux pour voir le monde. Verre à moitié plein contre verre à moitié vide…

Une fois que la prise de conscience est réellement là, le travail est alors à moitié fait. C’est alors à nous d’agir. Oui parfois nous sommes dans un environnement non favorable à notre épanouissement. Mais il ne tient qu’à nous de ne pas le subir, de ne pas rester passif. Il ne tient qu’à nous d’en changer. D’influencer notre environnement ou de le quitter s’il n’y a plus rien à faire. C’est le choix que nous avons fait en quittant Houston pour rentrer en France. Nous avions besoin de nous rapprocher de notre base, de reconnecter avec la nature et de renouer avec notre culture pendant un temps. Mais nous n’avons pas abandonné notre couple qui, lui, valait la peine que nous y travaillons. En nous changeant nous-même nous avons changé ce facteur de l’équation.

Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort uniquement si nous prenons conscience que le point faible est en nous !!!!

Lorsque je regardais un jour mon mari jouer au tennis, à côté de moi, un papa consolait sa fille, très déçue d’avoir perdu. Il lui donnait toutes les raisons du monde pour lesquelles elle ne pouvait pas gagner ce jour-là : le soleil, le terrain, les mauvaises balles de l’adversaire… Cela partait absolument d’un très bon sentiment et de beaucoup d’amour pour sa fille. Il ne voulait, tout simplement, pas qu’elle soit triste. Mais à aucun moment il n’a ajouté que l’autre avait éventuellement mieux joué cette fois ci, que ce n’était pas grave, que l’important était de se faire plaisir et que finalement, nous apprenons de nos échecs afin de nous améliorer et augmenter nos chances de gagner la prochaine fois. Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort uniquement si nous prenons conscience que le point faible est en nous !!!!

Et vous qu'en pensez vous ?